Les différentes techniques d’augmentation mammaire
Il existe deux techniques principales :
1. L’augmentation par implants mammaires (prothèse)
Silicone ou sérum physiologique : les prothèses les plus utilisées aujourd’hui sont en gel de silicone cohésif, offrant un rendu naturel et durable.
Formes et volumes : rondes ou anatomiques, le choix dépend de l’anatomie et des souhaits de la patiente.
Incision chirurgicale : l’accès peut se faire sous le sein (sous-mammaire), autour de l’aréole ou dans l’aisselle.
Positionnement : l’implant peut être placé devant ou derrière le muscle pectoral, selon l’épaisseur des tissus et l’effet recherché.
2. Le lipofilling mammaire (ou lipostructure)
Cette technique utilise la propre graisse de la patiente, prélevée par liposuccion (hanches, abdomen, cuisses), purifiée puis réinjectée dans la poitrine.
Avantages : résultat très naturel, double bénéfice (amélioration de la silhouette + augmentation mammaire), pas de corps étranger.
Limites : augmentation modérée (souvent 1 bonnet maximum), parfois plusieurs séances nécessaires.
Dans certains cas, une combinaison implants + lipofilling peut être proposée pour un résultat optimal.
Les consultations permettent de définir la technique la plus appropriée (implants ou lipofilling) et de fixer des objectifs réalistes.
Consultation préopératoire
La consultation permet d’établir un plan opératoire personnalisé. Elle comprend :
un interrogatoire médical complet,
un examen de la poitrine et des tissus,
si nécessaire, la réalisation de photographies médicales,
une discussion sur le choix des implants mammaires (forme, taille, position) ou sur la faisabilité du lipofilling,
la remise d’un devis et d’une fiche d’information.
Un délai légal de réflexion de 15 jours est obligatoire avant toute chirurgie esthétique.
Déroulement de l’intervention
L’augmentation mammaire se déroule sous anesthésie générale, en ambulatoire dans la majorité des cas. La durée opératoire est d’environ 1h30.
Implants mammaires :
Incision discrète au niveau du sillon sous-mammaire, de l’aréole ou de l’aisselle.
Mise en place de la prothèse en avant ou en arrière du muscle pectoral selon l’épaisseur des tissus.
Lipofilling mammaire :
Prélèvement de graisse par liposuccion (abdomen, cuisses, hanches).
Purification puis réinjection de la graisse dans la poitrine.
La traçabilité des implants est assurée conformément à la réglementation en vigueur.
Suites opératoires
Douleurs modérées et transitoires, soulagées par des antalgiques adaptés.
Port d’un soutien-gorge de contention 4 à 6 semaines.
Reprise du travail entre 5 et 10 jours selon l’activité.
Reprise progressive des activités sportives après environ 6 semaines.
Un suivi régulier est assuré afin de surveiller l’évolution et d’accompagner la cicatrisation.
Résultat et limites
Le résultat définitif est visible après 3 à 6 mois, le temps que la poitrine s’assouplisse et que les cicatrices s’estompent.
L’augmentation mammaire offre un résultat durable, mais celui-ci peut évoluer avec le temps, les grossesses, l’allaitement ou les variations de poids. Une retouche peut être envisagée dans certains cas (asymétrie persistante, changement de prothèse au long cours).
La durée de vie d’un implant mammaire est en moyenne de 10 ans d’après l’ANSM, bien que cette estimation puisse différer d’une patiente à l’autre.
Risques et complications
Comme toute chirurgie, l’augmentation mammaire comporte des risques :
hématome,
infection,
Hypertrophie cicatricielle,
altération temporaire de la sensibilité,
déplacement ou rupture de l’implant,
coque périprothétique,
complications liées à l’anesthésie.
Ces complications restent rares et seront détaillées lors de la consultation. Elles sont aussi détaillées dans la fiche d’information de la SOFCPRE
Alternatives et options non chirurgicales
L’alternative principale à l’implant mammaire est le lipofilling, technique sans corps étranger mais offrant une augmentation plus limitée. Dans certains cas, il est possible de combiner les deux méthodes.
À ce jour, les injections d’acide hyaluronique dans les seins ne sont pas recommandées en raison de risques et de l’absence de validation scientifique.


